Appel à communications
CONFÉRENCE 2009 DE L’IISA : HELSINKI, 7-11 JUILLET 2009
L’HISTOIRE ET LE FUTUR DE L’ÉDIFICATION DES NATIONS, LE RÔLE DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES, DES FONCTIONNAIRES ET DES FINANCES PUBLIQUES
APPEL À COMMUNICATIONS
On ne pouvait choisir moment plus opportun pour examiner le concept de nation. D’une part, l’état nation comme tel semble miné par les forces de la mondialisation. D’autre part, on assiste à une sérieuse résurgence de l’identité nationale partout dans le monde. La marge d’action des responsables publics se situe dès lors quelque part entre ces deux puissantes forces.
L’IISA peut apporter à ce thème un large éventail de perspectives, d’expériences et de connaissances. Nos membres sont originaires du Nord comme du Sud, de petits et grands pays, développés ou en voie de développement. L’IISA participe lui-même à l’intensification croissante de la communication internationale tout en respectant les approches proprement locales et nationales. Nous nous réjouissons de vous accueillir à Helsinki en juillet 2009, une capitale qui en sait long sur l’édification des nations.
Nous espérons recevoir vos articles en grand nombre. Ci-dessous, vous trouverez la marche à suivre.
Critères pour la soumission des articles
- Les articles doivent traiter directement d’un ou plusieurs aspects du thème de la conférence (voir plus bas pour plus de détails sur le thème et les sous-thèmes)
- Conformément aux objectifs de l’IISA, les articles doivent avoir une dimension scientifique (les articles qui manifestent clairement une opinion politique ou ouvertement idéologiques ne seront pas retenus)
- Un résumé,de 350 mots maximum, peut être envoyé jusqu’au 15 décembre 2008 au Rapporteur Général de la Conférence, le professeur Christopher Pollitt (Christopher.Pollitt@soc.kuleuven.be) avec copie au siège de l’IISA (a.deboeck@iias-iisa.org)
- L’équipe de rapporteurs examinera les résumés et suggérera d’éventuelles améliorations aux auteurs pour en accentuer la pertinence par rapport au thème de la conférence. La version révisée du résumé devra être soumise aux rapporteurs pour le 18 février 2009. Cette version révisée permettra de décider si l’article fera l’objet d’une présentation lors de la conférence ou s’il sera simplement inclus à la liste d’articles figurant sur le site de la conférence. Les rapporteurs communiqueront leur décision aux auteurs.
- Dans leur version finale, les articles devraient normalement compter entre 4000 et 8000 mots.
- Les articles peuvent être rédigés en français ou en anglais.
Le thème et les sous-thèmes
Comme déjà signalé, le thème principal de la conférence est le suivant :
L’HISTOIRE ET LE FUTUR DE L’ÉDIFICATION DES NATIONS, LE RÔLE DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES, DES FONCTIONNAIRES PUBLICS ET DES FINANCES PUBLIQUES
Le thème de la conférence comprend 3 sous-thèmes :
- La nation en mutation : les citoyens, les non résidents, les voisins
Ce thème englobe tant le passé que l’avenir et souligne que le concept même de nation est en évolution constante. Il est continuellement confronté aux problématiques relatives
- aux citoyens : qu’est-ce que cela implique de devenir citoyen d’un pays – quels sont les droits et devoirs liés à ce statut ? Ces thèmes vont de paire avec les questions de la participation politique, de l’éducation civique, des droits et soutiens aux différentes communautés linguistiques, du rôle de l’état dans la lutte contre le racisme, le sexisme et d’autres formes d’injustices. En Europe, nous sommes également confrontés à l’intéressante problématique des identités politiques multiples – on peut être citoyen d’un pays X tout en étant citoyen de l’Union Européenne.
- aux non résidents : quels sont leurs droits et à quelles conditions doivent-ils répondre ? Cette question est d’autant plus cruciale que le phénomène de la migration économique et politique a pris de l’ampleur et que le terrorisme international s’est fait plus menaçant. L’Union Européenne ajoute une autre dimension à cette vieille question : certains non résidents ont plus de droits et de privilèges que d’autres (Schengen, etc.).
- aux voisins : Comment une nation peut-elle se définir comme différente, unique, tout en maintenant de bonnes relations avec les états voisins ?Les états voisins ont-ils eux aussi des droits et si oui, quels sont-ils ? Comment les petits états parviennent-ils à exister à l’ombre de leurs puissants voisins (ex. Mexique/USA ; Irlande/UK ; Finlande/Russie ; Sri Lanka / Inde).
- Insuffler la bonne gouvernance : l’avenir des services publics et de la démocratie
Dans de nombreux pays (pas dans tous cependant), l’administration publique incarne l’État. Elle est sensée agir dans l’intérêt de la nation. A certaines périodes de l’histoire, cela signifiait que le fonctionnaire public était supérieur au simple citoyen – qu’il jouissait de droits et de privilèges spéciaux, tant formels qu’informels. Mais à mesure que s’est modifiée la nature du gouvernement et des politiques (l’électorat devenant plus riche, plus mobile et mieux formé), on a constaté une évolution dans l’attitude de l’administration publique vis-à-vis de la société. Le citoyen est non seulement devenu un consommateur de services publics en droit d’attendre et d’exiger des services de qualité (ce qui est loin d’être négligeable) mais il s’est aussi vu impliquer dans le processus décisionnel au moyen d’un large éventail d’outils participatifs et consultatifs. Le fonctionnaire public a dû, par ailleurs, calquer sa conduite sur des normes plus strictes de transparence et de responsabilisation. Le fonctionnaire public moderne doit incarner les valeurs d’intégrité, de légitimité, d’efficacité, de non-discrimination, etc. prônées par le gouvernement. L’action individuelle ne suffit pas, cela implique l’engagement de l’administration publique dans son ensemble. Est-elle représentative de la société (quelle est la proportion de femmes, minorités éthiques, personnes fragilisées, etc. ?) Dans quelle mesure peut-elle attirer tous les talents et pas seulement des groupes d’individus au parcours scolaire ou disciplinaire similaire ?
- Les finances publiques : l’élaboration des budgets, leur contrôle et l’audit pour le gouvernement dans sa globalité
L’État dispose de l’autorité légale de percevoir de l’argent de ses citoyens que ceux-ci le veuillent ou non (taxation). Combien percevoir, à quoi allouer ces fonds, comment sont-ils réellement dépensés : ces trois questions forment le cœur du débat politique depuis l’époque médiévale voire plus tôt encore. Récemment, dans un certain nombre de pays, s’est développé un intérêt croissant pour la conceptualisation et la gestion des finances de l’État sur un modèle uniformisé plus cohérent et plus stratégique. Une manifestation directe de cette tendance est l’expansion de l’élaboration des budgets et de leur contrôle (et de leur corollaire, l’audit) pour le gouvernement dans sa globalité. D’une façon générale, ces deux dernières décennies, bon nombre de pays ont tenté de moderniser leurs systèmes de planification financière et budgétaire. Certains ont tenté de lier plus étroitement ces processus à la mesure des résultats (habituellement via une série d’indicateurs de performance). Même dans les pays les plus avancés, cela s’est souvent avéré plus difficile et plus long qu’initialement espéré. Le moment est venu d’inventorier les expériences internationales aujourd’hui étendues et variées.
